spectacles - Le temps qu'il faut - Pierre-Yves Chapalain

La Lettre

 

 

Novembre 2008

/ Extraits /

Les Inrocks -  Patrick Sourd

"En prenant bien garde de ne rien dévoiler de ce qu'il adviendra lors du banquet final qui scelle les réconciliations de cette fratrie au bord de la crise de nerfs, on se contentera de préciser que Pierre-Yves Chapalain compose son histoire comme le cadavre exquis d'un hommage aux inquiétants univers de ses auteurs préférés. En guise d'avant-goût, sachez que La Lettre frissonne des ambiances des nouvelles d'Edgar Allan Poe, se perd dans les brumes chères à Maurice Maeterlinck et relaie des légendes paysannes dignes du Baladin du monde occidental de Synge… sans oublier, après un détour par Théorème de Pier Paolo Pasolini, de puiser largement au Titus Andronicus de Shakespeare et au Thyeste de Sénèque."


Télérama - Daniel Conrod
"La Lettre, c’est un peu ça, un monde disparu ou condamné à disparaître, des gouffres sous nos pieds. Quel monde ? La paysannerie sans doute, le monde rural, les champs, les animaux, les fermes, le travail des mains, les éléments, les mots comptés, les vieilles querelles, les vengeances qui ne cessent jamais, les terres morcelées… Aucun fil ne permet tout à fait de comprendre comment c’est arrivé. Nous, le public, on est là comme témoins de ce qui reste, fragments, silences, apparitions, disparitions, cris, gestes violents, pleurs. La langue de cette pièce est étrangement belle. L’atmosphère du plateau, troublante."


Figaro Blog - Armelle Héliot
"C'est à la dérobée que se donnent les choses, les faits comme les êtres, les scènes comme l'intrigue qui se recompose chemin faisant. On ne sait pas où se situe l'action de La Lettre, mais l'océan dont il est question, le mot "grève" pour désigner la plage, nous renvoient à la Bretagne (comme le nom Chapalain), une Bretagne des légendes, de la ville d'Ys et de l'Ankou...et l'eau qui monte, les bois flottés ramassés, les signes et les objets que l'on cherche et ramasse au long du littoral, disent bien un pays de tempête et d'horizons vastes."

La revue de presse complète de La Lettre ici